Foire aux questions

Quelles sont les mesures prises pour limiter les nuisances du chantier ?

Les chantiers passés de démolition et actuels d'assainissement du sol sont réalisés par ArcelorMittal. C’est une étape nécessaire qui, malheureusement, est difficile à rendre discrète. Si malgré les mesures de précaution qui sont prises, ces travaux devaient vous gêner, vous pouvez adresser votre doléance à l’adresse suivante : routlens@arcelormittal.com . 

Pour la suite, le développement du projet par IKO Real Estate s’échelonnera sur plusieurs phases. Une information continue sera faite pour chaque nouvelle étape de chantier.

Comment la mobilité sera-t-elle améliorée pour accueillir les nouveaux habitants et travailleurs ?

Le projet prévoit un plan de mobilité urbaine avec un positionnement des stationnements en souterrain, en entrée de site ce qui permettra de limiter la circulation de voitures en surface.

Nous travaillons également pour favoriser au maximum la mobilité douce avec la mise en œuvre d’un BHNS (Bus à Haut Niveau de Service), d’une piste cyclable nationale performante et d’une piste cyclable transfrontalière et de stations de vélos au sein du projet. Le déplacement des piétons sera privilégié avec notamment l’allée de la culture industrielle. Pour les travailleurs, la création d’une station du BHNS et la proximité de la gare est un atout. 

L’offre de parkingstationnement sera adaptée et pensée selon de nouveaux concepts comme celui des parkings mutualisés, le car-sharing ou le parking réversible. Le nombre des places de stationnement est adapté en fonction des besoins du quartier afin d’éviter tout report dans les quartiers voisins.

Qu’en est-il de la densité de population ? De la densité urbanistique ? De l'esthétisme ?

Il est évident que ce nouveau quartier est également pensé pour faire face à la demande croissante de logement. Le focus est mis sur la qualité de vie ainsi que sur l’intégration dans l’environnement. 

Ainsi, les nouvelles constructions sont pensées pour occuper une faible surface au sol afin de libérer de l’espace public et des espaces ouverts et limiter l’imperméabilisation des sols. Le site va proposer plusieurs typologies d’habitat réparties sur l’ensemble du projet. Notons, par exemple, la construction de « maisons superposées » avec quelques « émergences » qui dynamiseront les séquences urbaines. De plus, si notre masterplan garantit la cohérence, nous organiserons également des concours d’architecture pour certains lots afin de garantir la diversité architecturale. 

On compte 2 tours pour l’ensemble du site. Ces dernières seront situées à des endroits stratégiques de façon à minimiser l’impact visuel sur l’environnement.

Le nouveau quartier Rout Lëns se veut un quartier à échelle humaine où il fait bon vivre.

C'est pourquoi, la mixité des fonctions sera assurée aussi bien en journée qu’en soirée, autant la semaine que le week-end. Il s’agit ici d’un quartier actif et dynamique qui favorisera la mixité intergénérationnelle avec la création d’une école, des habitations à l’achat comme à la location, une résidence étudiante, une résidence personnes âgées, du co-living, etc. 

La part belle sera faite aux espaces de rencontre comme les jardins communautaires, les salles polyvalentes, les places publiques, le mobilier urbain, etc.

Quelle est l’importance donnée à la nature et aux plantations ?

Conformément à la loi sur la protection de la nature, les biotopes de haute qualité et de grande valeur écologique ont été dans un premier temps déplacés sur des sites de qualité équivalente puis ont fait l’objet de mesures compensatoires.
Le PAP Rout Lëns est basé sur l’approche paysagère et écologique de Phytolab, où l'accent est mis sur la présence de structures vertes (forêts urbaines) et qui est un concept avec une certaine valeur écologique. De ce fait, les structures vertes implantées pourront atteindre, après un certain temps de développement, une valeur écologique importante.
Le nombre d’arbres indiqués sur la partie graphique n’implique pas que les 700 arbres prévus ne seront pas plantés. Le PAP doit permettre des facteurs d’évolution quant à leur position dans l’espace (cas d’un candélabre, d’un réseau ou d’une fenêtre par exemple), c’est pourquoi tous ne sont pas indiqués sur le plan. Néanmoins cet engagement est inscrit dans le bilan écopoints réalisé sur le site au titre des autorisations environnementales et IKO aura à subir des pénalités en cas de non-réalisation de cette obligation.

Comment pouvez-vous parler de préservation du patrimoine alors que vous avez démoli la Mollerëi ?

Plusieurs études ont été réalisées afin de voir la possibilité de conserver tout ou partie de la Mollereï.

Tout d’abord, il s’agissait d’une structure en béton purement technique et fermée (silos à minerais) donc très difficile à reconvertir pour un nouvel usage.  La réalisation d’une passerelle piéton/vélo depuis le plateau Barbourg situé en face a également fait l’objet d’une étude mais cela s’est avéré complexe techniquement notamment au niveau des pentes à respecter.

Il faut rappeler que cette histoire du patrimoine local a commencé il y a 40 ans. Ça veut dire qu’il y a 2 générations, on a commencé à détruire cette usine, à la démanteler. On a laissé des bâtiments qui étaient des bâtiments symboles. Il y avait 2 types de bâtiment : ce bâtiment en béton et toutes les halles métalliques. Le parti pris urbain, pas le parti pris patrimonial, c’est un parti pris de travailler pour les générations futures, c’est-à-dire de se dire que les bâtiments qu’on a conservés et qu’on va relier entre eux par l’allée de la culture industrielle, sont des bâtiments qui vont tous trouver un usage au profit non pas des derniers ouvriers de l’usine mais de leurs petits-enfants.

Nous avons donc fait le choix de préserver les pièces emblématiques de ce bâtiment que sont les portiques métalliques et silos. En hommage au site initial, ils sont considérés comme un des éléments majeurs de l’allée de la culture industrielle qui est au cœur du projet.

Comment a été défini le concept d’assainissement ?

Ce dernier a fait l’objet d’une autorisation de la Ville d’Esch (Permis de construire n° 20/0221) à Arcelor Mittal qui a d’ores et déjà engagé les opérations correspondantes suivant la législation en vigueur au Luxembourg qui, contrairement à la France ou la Belgique par exemple, ne permet pas d’approche de type “Risques” (EQRS = Evaluation Quantitative des Risques Sanitaires) qui aurait permis de confiner les terres en place plutôt que de les excaver. Ainsi, la seule solution possible en l’état actuel de la règlementation est l’évacuation des terres contaminées vers des décharges prévues à cet effet. En l’occurrence ici les terres sont évacuées vers la décharge historique d'Arcelor Mittal à Differdange. Afin de garantir la bonne réalisation de ces opérations, Arcelor Mittal a remis à IKO un protocole de gestion des terres polluées qui indique de quelle manière se déroulent ces opérations, certifiées par le bureau FONDASOL.

Afin d’optimiser les déblais sur le site, l’ensemble des parkings a été implanté sur les poches de pollution qui avaient été identifiées dans les études préalables. Cela permet d’une part de ne pas terrasser les zones pour lesquelles cela n’est pas nécessaire et d’autre part de ne pas multiplier les poches de stationnement en surface et ainsi faire disparaitre la présence de la voiture pour offrir une qualité de vie plus importante et un quartier apaisé aux futurs habitants. Pour autant, ces parkings conservent des possibilités de mutabilité notamment sur des sujets de logistique urbaine ou du dernier kilomètre.

Qu’est-ce qui est mis en place pour préserver les biotopes et la faune et de la flore ? 

Le projet attache une grande importance à la présence de la nature sur le site. 

Pour ce faire, nous utilisons le principe de « nature résurgente ». Concrètement, cela se manifestera, par exemple, par la création de toitures dédiées aux pelouses calcaires afin de reproduire un habitat favorable à l’orchidée pyramidale (espèce protégée identifiée sur le site), par la réalisation d’une forêt urbaine dans les cœurs d’îlots et aussi par l’expérimentations au droit des Soufflantes et du Magasin TT qui visera à comprendre l’adaptation des plantes au changement climatique en intégrant d’autres végétaux plus exotiques.

Le projet prévoit de planter environ 700 arbres avec pour objectif de créer une ambiance forestière dès le début de l'opération. Il s’agira d’arbres aux tailles variées afin de favoriser la biodiversité. Au final, ce ne seront pas moins de 3,5 ha qui seront renaturés !  

En ce qui concerne la préservation des espèces identifiées sur le site, des mesures compensatoires et définitives sont proposées. Ces mesures compensatoires sont réalisées par ArcelorMittal et seront prolongées par IKO Real Estate lors des phases d’aménagement. Notons, par exemple, la création de refuges à chauve-souris et la réalisation de murs gabions qui serviront de nouveaux habitats pour les lézards.

Est-ce qu’il y aura des logements à prix abordables ?  

Le nouveau quartier Rout Lëns ayant été identifié comme un secteur prioritaire pour le développement d’habitat au Plan Sectoriel Logement, 30% de logements à coût modéré seront réalisés sur le site afin de répondre à la crise du logement au Luxembourg.

En complément, un travail important a été fait sur la mixité des produits proposés afin de pouvoir suivre l’ensemble du parcours résidentiel que les gens vont rencontrer dans leur vie. Ainsi si vous êtes étudiant, il y a une résidence étudiante ; vous obtenez un premier emploi, vous avez la possibilité de louer un appartement ; vos moyens augmentent et vous souhaitez devenir acquéreur, vous avez la possibilité d’acheter votre premier appartement, la famille s’aggrandit, vous avez la possibilité d’acheter un logement plus grand.
La stratification du quartier permet de garantir cette diversité avec par exemple des appartements en rez-de-chaussée, qui vont être certes dans du logement collectif mais qui vont avoir des valeurs d’individuel avec une entrée individualisée et un jardin.
On trouvera également des logements dans les étages qui eux vont permettre d’avoir plutôt une vie dans les « arbres », et ensuite on va trouver des logements en hauteur qui permettent d’avoir une vue dégagée sur le grand paysage. On trouve donc dans ce projet une offre particulièrement diversifiée et qui permet de répondre aux besoins de tous.

Comment le quartier va-t-il s’intégrer dans les quartiers existants ? Ne risque-t-il pas d’être enclavé ou en concurrence avec l’existant ?

Le projet a été pensé pour favoriser une intégration harmonieuse de nouveau quartier vis-à-vis des quartiers existants. 

Le calme des quartiers Hiehl/Grenz sera préservé et la nouvelle configuration leur permettra même d’être mieux reliés à la ville notamment à pied et en vélo via une passerelle provisoire, le temps que soit procédé à l’aménagement de la future ligne de bus à haut niveau de service (BHNS).

Rout Lëns prolongera également le centre-ville eschois Sa programmation sera complémentaire aux rues commerçantes du centre-ville et notamment la rue de l’Alzette) . La typologie des commerces dans le quartier sera différente avec, par exemple, des magasins de proximité tournés vers les circuits courts (urban farming). Il ne s’agit pas ici de créer un nouveau centre commercial mais bel et bien une offre de proximité et un quartier urbain où il fait bon vivre.

Quels sont les équipements  prévus au sein du projet ?

Le projet prévoit, notamment, un groupe scolaire au service de tous. Celui-ci a été intégré avec la Ville d’Esch-sur-Alzette dès le début du projet et sera située en entrée du dite de manière à relier ensemble l’ensemble des quartiers. Elle comprendra une école, une maison-relais, une crèche et un gymnase

A proximité immédiate du site et au cœur du projet, on va trouver un certain nombre d’équipements sportifs ou de loisir qui viennent compléter cette offre (stade de football, salle d’escrime, conservatoire de musique, etc.)

Faites part de vos idées et de vos envies pour le nouveau quartier Rout Lëns !